De l’imposture de la communication.
Pourquoi et comment certaines stratégies cognitives et autres structures symboliques sont-elles apparues ? Serait-il possible d’imaginer un moyen de se départir des “mots” et ne transmettre que leur partie sensible ?
Tout procédé doit-il fondamentalement se réveler imparfait à résoudre un objectif finalement illusoire ?
Synchronies d’incertitudes et de plénitudes.
Les concepts s’évaluent au-delà des mots et se perdent dans la molle expression des surfaces encrées. La magie du voyage de la connaissance se déroule un cran au-dessus de ces dernières. Comment peut-on imaginer réaliser avec fluidité et connivence un transfert qui ne dévoie pas le signal originel ?
Le langage révèle des mondes qui résonnent étrangement entre nos oreilles et de surcroît se travestissent allègrement entre celles des autres. Sur une passerelle aussi vacillante je crains que l’obscurité de nos clairvoyances enfouies à jamais au plus profond de chacun de nous ne demeurent la règle pour des siècles encore.
Cruelle prison que d’aucuns ne peuvent que désespérément arborer au vu et au su de tous. Nous peinons inéluctablement à nous libérer de ces funestes chaînes qui entravent tant d’horizons qui rêveraient de pouvoir un jour enfin rencontrer la lumière de l’autre.